Comment gérer le “terrible two” grâce à l’Accompagnement Respectueux des Enfants® ?

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Comment garder son calme et surmonter la crise des 2 ans ? Que faire pour ne pas imploser sur place lorsque notre enfant se roule par terre en hurlant ? Existe-t-il des solutions pour mettre fin aux crises de frustration ? Dans cet article, nous allons parler de ce qui se cache véritablement derrière le “terrible two”, afin que vous compreniez comment y réagir au mieux et comment traverser cette période qui paraît insurmontable.

“Terrible two : Je craque ! Comment survivre ?”

Les crises de colère de votre enfant vous mettent à bout ? Vous avez envie de fuir ou de hurler quand il s’oppose ou fait valser tout ce qui se trouve à sa portée ?

Normal …

La plupart des parents d’enfant de 2-3 ans craquent ou se demandent comment ils vont pouvoir tenir alors que leur quotidien ressemble à un champ de bataille.

Si c’est ce que vous vous dites en ce moment, j’ai une bonne nouvelle pour vous : la solution est en vous.

Et oui ! Nous allons voir ensemble comment déconstruire ce cercle infernal des crises de colère et de frustration pour que vous puissiez enfin souffler.

Que faire pour réagir au “terrible two” tout autrement ?

Peut-être avez-vous déjà entendu dire “la crise des 2 ans, ça n’existe pas”. Et ça n’a pas suffi à remettre en cause ce concept dans votre réalité à vous. En particulier parce que vos difficultés sont, elles, bien réelles !

Juste avant, je vous ai dit que la solution est en vous : c’est parce que votre façon de voir ces problématiques et le programme d’interprétation qui est ancré en vous modifient la façon dont vous allez réagir.

C’est pour cela que j’aime toujours autant utiliser l’expression “changer de lunettes”. Parce qu’il s’agit vraiment de ça.

Et si cela vous semble un peu saugrenu pour le moment, c’est bien la première barre à franchir pour cheminer vers une parentalité apaisée (ça marche aussi pour vous les pros, évidemment)

Est-ce quand vous vous dites :

  • “C’est une étape”
  • “Il n’y a rien à faire”
  • “C’est comme ça, tous les enfants passent par le terrible two”

Vous pensez pouvoir ainsi mobiliser des ressources pour changer les choses ?

Non, bien évidemment, cela va être beaucoup plus difficile.

J’ai expliqué en détail dans une vidéo (accessible par ici) pourquoi ces phases de “crises” (terrible two, terrible three, fucking four, crise d’adolescence…) ne sont ni “normales” ni des passages obligés.

Pour résumer la vidéo :

  • les enfants évoluent tout le temps et souvent nous entravons certaines maturations (inconsciemment ou non),
  • par exemple, les peurs et les croyances poussent de nombreux adultes à bloquer le développement de l’autonomie des enfants,
  • dire trop souvent “non” à un enfant le bride dans ses progrès et l’incite à s’opposer à son tour dès qu’il le peut,
  • vers 2 ans l’enfant a des besoins accrus : la motricité évolue, la parole arrive, la continence est en cours d’acquisition, etc.,
  • ce qui va intensifier les crises et les rendre si virulentes c’est ce qu’a enregistré l’enfant jusque là, il y réagit de façon “élastique”

Donc rien qu’en prenant en compte cette réalité vous allez pouvoir changer toute la dynamique et réagir ensuite de façon bien plus appropriée.

Comment gérer et anticiper les crises ?

Lorsqu’on a pris le temps et le recul nécessaire pour changer d’angle de vue, on peut réagir de façon beaucoup plus empathique aux comportements virulents (et leur fréquence diminue naturellement)

Comment est-ce possible ?

Si vous partez du principe que votre enfant fait toujours de son mieux avec ses capacités, vous serez plus disposé(e)s à réagir sereinement aux comportements “difficiles” :

  • Grâce à votre empathie, vous serez plus à même d’anticiper les besoins de votre enfant et de tenter d’y répondre plutôt que de les voir comme des affronts,
  • En cas de comportement inapproprié (cris, jet d’objet, coups, etc.), vous comprendrez que votre enfant est submergé par une émotion et qu’il ne fait pas une crise de frustration ou d’opposition dans l’intention de vous nuire ou de vous provoquer,
  • Vous serez alors à même de prendre du recul pour discerner ce qui a causé la crise,
  • Si ce n’est pas le cas, vous pourrez tout de même agir plus calmement, en accompagnant votre enfant à traverser cette tempête émotionnelle plutôt qu’en entrant dans un conflit inutile et potentiellement délétère.

Je vous invite donc à utiliser vos ressources au profit de l’observation et de l’anticipation des besoins, avant d’en arriver aux fameuses pensées de type “Il le fait exprès”/ “Ce n’est pas possible, elle fait toujours des caprices”, etc.

En s’attelant à identifier et à répondre à ses besoins, les causes potentielles de tempêtes diminueront naturellement, préservant par la même occasion vos ressources vous permettant d’être apte à accompagner les émotions fortes de vos enfants avec plus de patience.

Pour se préparer encore mieux à traverser les situations difficiles même lorsque vous vous sentez à bout de nerfs, je vous invite à lire l’article “Crises de colère VS Parent à bout : Comment on gère ?”

Surmonter la “crise des 2 ans” : astuces et conseils (dont il faut se méfier)

On peut trouver sur la toile, dans les magazines ou dans les émissions télé sur la parentalité de nombreux conseils pour survivre au terrible two. Or si l’on s’y intéresse de plus près, on se rend compte que la plupart des explications données nient bien souvent les bases du développement de l’enfant.

Évidemment, les difficultés des parents sont légitimes et à prendre en compte. Pourtant, il est primordial de considérer (au même titre) les capacités et le fonctionnement des enfants.

Les astuces proposant aux parents de faire obéir leurs enfants sans crier, de garder leur autorité sans punitions, etc. :

  • occultent foncièrement l’intégrité des plus jeunes,
  • poussent à entraver le développement de l’autonomie, ce qui augmente les occasions de tempêtes émotionnelles,
  • mettent les parents dans un rôle contre-intuitif, voire impossible à tenir, mettant à mal leur patience,

In fine, ces méthodes perpétuent le cercle vicieux des situations conflictuelles qui font craquer les parents (quand les V.E.O. ne sont pas directement prônées sous couvert de principes éducatifs !).

Pour agir dans le respect et trouver l’apaisement au quotidien, il est déterminant de commencer par s’éloigner des rapports de verticalité entre adultes et enfants.

Retrouver l’apaisement avec son enfant de 2 ans (et +) ?

Vous l’aurez compris, si vous avez l’impression d’être piégée dans une phase interminable de crises cataclysmiques à base de “C’est pas la bonne couleur de gobelet !!!”, “Mon biscuit s’est cassé !” ou encore “Pourquoi tu me laisses pas boire l’eau de javel ?!!”… ne perdez pas espoir d’inverser la tendance.

On récapitule les clés dont vous pouvez vous munir pour en finir avec ces histoires de “terrible two” :

  1. Se défaire de l’idée que la “crise des 2 ans/3 ans” est une période incontournable et qu’on ne peut rien y faire. En réalité, lorsque l’enfant n’est pas bridé dans ces explorations (vitales pour son développement) et son autonomie, il a peu de raisons de traverser des tempêtes émotionnelles (or cas particuliers).
  2. S’atteler à comprendre les besoins et à démultiplier les stratégies permettant de les combler sans se sacrifier.
  3. Rester soudés, connectés à ses enfants en sollicitant notre empathie. Quand on part du principe qu’ils font toujours de leur mieux et que les crises ne sont que l’expression de ce qu’ils vivent intérieurement, on peut accompagner ces états avec bien plus de patience (même lorsqu’on n’en comprend pas la cause).
  4. Laisser les enfants expérimenter et gagner en autonomie en leur faisant confiance. En dehors des situations où il y a danger immédiat et des cas où votre enfant nuit au remplissage des besoins d’autrui, il n’existe pas de limites à imposer qui soient justifiées.

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