Ne pas y laisser sa peau

Bonjour ,

Connaissez-vous le vernix ? Ce film protecteur qui recouvre le bébé à sa naissance.

C’est un film dont on a longtemps sous estimé les vertus, en essuyant, voire décapant les bébés à leur naissance.

Les bienfaits de ce film protecteur ne sont plus à démontrer, et toutes les recommandations vont vers le décalage du premier bain le plus longtemps possible après la naissance.

D’ailleurs, après ce premier bain, il n’est absolument pas nécessaire de répéter l’opération quotidiennement : le bain tous les jours n’est non seulement pas une nécessité, mais s’avère être un problème (assèchement de la peau, eczéma) surtout quand des produits corrosifs sont utilisés.

Pourtant de nombreux jeunes parents continuent encore à adopter cette pratique, persuadés qu’il « faut le faire ». C’est comme ça que s’installent des pratiques, basées sur des croyances, ne tenant pas compte de la physiologie.

Préserver le vernix est un exemple éloquent de l’évolution de nos pratiques basées sur nos connaissances en terme d’hygiène.

Ces connaissances me semblent primordiales pour aborder la question sereinement et faire les choix justes.

Évidemment, on peut passer une vie avec nos croyances, sans qu’elles nous posent des soucis particuliers. Mais si vous avez demandé à recevoir ce dossier thématique, c’est que vous vous interrogez et que, quelque part, vos pratiques, et donc vos croyances, sont remises en question dans les situations que vous vivez avec votre(vos) enfant(s).

Avec mon fils, j’ignorais tout du vernix.

Il a eu son bain quotidien assez tôt. Parfois, avec les sorties et changements de programme, nous loupions quelques bains dans la semaine, les remplaçant par une toilette plus sommaire. Mais nous étions vigilants à ce que ça reste exceptionnel !

A trois mois, notre fils a développé une sévère pollyalergie alimentaire qui lui causait de l’eczéma. Cela nous a obligé à espacer les bains.

Puis, malgré les espacements, il a commencé à exprimer des réticences à prendre le bain. Je développais donc un tas de stratégies pour l’y inciter (en tenant compte de son état par rapport à son eczéma, choisissant les produits les plus doux). Et oui, nous étions convaincus de faire ce qu’il fallait, il ne restait donc qu’à faire accepter cela à notre fils.
En fait il n’avait pas le choix : nous lui proposions d’aller au bain avec un jouet ou de la peinture, mais il devait aller au bain. C’ était la technique du « faux choix » (d’ailleurs si vous n’avez pas lu mon article à ce sujet il est disponible ici).

Puis, venait le moment du lavage des cheveux qui commençait à être également une mauvaise expérience pour lui. Le forcer devenait insupportable :  il fallait qu’on trouve une solution (bien sûr, toutes les techniques et astuces possibles ont aussi été utilisées).

Nous sommes passés de la réflexion :
« il ne sait pas ce qui est bon pour lui, il manifeste un mécontentement lié à la contrainte »

à

 » il exprime un ressenti très désagréable, c’est difficile pour lui, il faut qu’on comprenne pourquoi et qu’on s’adapte ».

Je ne sais plus comment notre empathie s’est réveillée à ce sujet, c’est allé assez vite et une chose est sûre est que notre fils a été persévérant et confiant à être entendu. Merci à lui.

Il est de ces tempéraments qui exprime vivement ses émotions, très intensément même: ses hurlements répétés au contact de l’eau ne me permettaient pas d’avoir une réflexion poussée sur l’instant : et, effectivement, sur le coup la seule solution qui me venait à l’esprit était de ne plus le laver. Fini les bains, finis les lavages de cheveux finis les hurlements. OUFFF !!!

Oui, bon, c’est un peu facile de se débarrasser comme ça du problème …

Mais quand même, cette solution m’attirait. J’ai donc cherché à mieux comprendre nos pratiques de lavage de cheveux, passant beaucoup de temps à lire sur le sujet, et puis j’ai fait une grande découverte qui a changé la vie de toute la famille …

Je vous en parle dans la suite du dossier.

Maja

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